A321 neo : la nouvelle arme low-cost d’Airbus

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(Dernière mise à jour : 6 mars 2018)

L’A321 neo est un moyen-courrier d’Airbus. Il est pourvu de réservoirs de carburant supplémentaires afin de parcourir plus de distance à petits prix. Globalement, il pourrait relier New-York à Paris à des tarifs compétitifs. Pour l’avionneur, cet appareil a été conçu pour devenir une référence en matière de vols low-cost long courrier.

Des capacités intéressantes

Le premier A321LR signifiant « Long Range » a effectué son premier vol transatlantique vers New York. Il a décollé de l’aéroport du Bourget. Il a été conçu sur la base de l’A321 neo, connu pour être le plus grand appareil de la gamme A320.

Contrairement à ses prédécesseurs, le Long Range est pourvu d’un réservoir supplémentaire lui permettant de couvrir une plus longue distance allant jusqu’à 7400 km. Avec une telle autonomie, il pourra relier Paris à New-York, Singapour à Sydney et Dubaï à Shanghai.

Il a une capacité de 200 sièges en aménagement bi-classe et jusqu’à 240 passagers en mono-classe.

La nouvelle arme d’Airbus

Avec ce nouvel appareil, Airbus a pour objectif de s’imposer sur le marché du low-cost long courrier. Certes, ce secteur n’en est qu’à ses premiers balbutiements, mais reste toutefois un secteur prometteur.

A321 neo : la nouvelle arme low-cost d’Airbus

Sur le moyen terme, cet avion pourra :

  • proposer des vols à petits prix sur des liaisons courantes
  • encourager l’utilisation d’appareils de 300 à 350 sièges sur des liaisons peu fréquentées
  • permettre l’ouverture de nouvelles routes peu exploitables d’un point de vue économique

Une nouvelle alternative au B-757

L’A321LR n’est pas le premier appareil monocouloir ayant les capacités nécessaires pour réaliser des vols transatlantiques. Bien avant lui, le Boeing 757 s’occupait déjà de ces liaisons, mais sa production a, malheureusement été arrêtée en 2005.

L’A321 Long range aura alors pour mission de le remplacer à partir de 2019. Et pour Airbus, les affaires ne pourront que bien se passer puisque rappelons tout de même qu’à son époque, le B-757 s’est vendu à plus de 1000 exemplaires sur une vingtaine d’années. Sans autre appareil sur ce créneau, Airbus profitera alors, seul, de ce marché surtout que contrairement au 757, l’A321LR consommera 30 % de carburant de moins que son prédécesseur.

Au jour d’aujourd’hui, l’avionneur a déjà enregistré une centaine de commandes pour le Long Range dont 30 pour ALC et 30 pour Norwegian.

Boeing face à cette nouveauté d’Airbus

Même si dans les premiers temps, Boeing pourrait perdre ses avantages sur ce marché, il reste calme puisqu’il est déjà sur un projet prometteur : le NMA pour New Mid-Market Airplane et le MOM pour Middle Of the Market. Ce projet vise à construire un tout nouvel appareil qui se situerait entre son moyen-courrier 737 et son long-courrier 787.

L’avionneur américain teste déjà ce projet avec une cinquantaine de clients. Certains d’entre eux l’ont déjà baptisé le 797 lequel aura une capacité de 225 à 270 passagers avec un rayon d’action de 9 600 km soit environ 2 000 km de plus que celui de l’A321LR.

Airbus n’a toutefois rien à craindre pour le moment, car pour entamer ce projet, Boeing a encore besoin de s’assurer de la taille du marché estimé à environ 4000 appareils sur 20 ans. Le PDG du groupe reste d’ailleurs prudent et ne veut lancer sa conception qu’après un modèle économique solide.

Quoi qu’il en soit, si le projet est maintenu, son lancement officiel se déroulerait vers la fin de l’année 2018 et l’avion entrerait en service à partir de 2025. Cela laisse du temps à Airbus pour vendre, en grande quantité son A321LR.

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