Le « monde entier » appelé à décarboner le secteur aérien

 
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Sous l’égide de la présidence française de l’UE, les pays ont adopté « un objectif ambitieux à long terme pour l’aviation internationale ». La « Déclaration de Toulouse » appelle « le monde entier » à déployer des mesures responsables pour atteindre en 2050 un secteur aérien qui enregistre des émissions nettes de carbone nulles.  

Un effet d’entraînement pour convaincre

Selon ce qui est inscrit dans le document, de nombreux pays, des institutions internationales, des constructeurs aéronautiques et des groupes fédérant des compagnies aériennes montrent leur soutien à cette cause.

En effet, de nombreux pays signataires soutiennent le principe du « net zéro » en 2050, notamment l’UE, les États-Unis et l’Iata, organisation de près de 300 compagnies aériennes dont celles de Bruxelles, Liège et Charleroi. Ces derniers réalisent 80% du trafic mondial.

Par ailleurs, on note des gros émetteurs tels que la Russie et la Chine qui ont défini l’échéance à 2060. Comme l’appel ne présente aucune valeur contraignante, il repose surtout sur un effet d’entraînement afin de convaincre les autres pays. Dans la liste des pays à convaincre, on retrouve le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud et certains pays du Moyen Orient.

Un panel de mesures en vue

Afin d’atteindre l’objectif 2050, les signataires de cette toute première initiative privée-publique soutiennent la mise en marche de plusieurs mesures. Parmi les mesures, nous retrouvons :

  •         L’amélioration de la technologie des aéronefs,
  •         L’amélioration des opérations,
  •         L’utilisation de carburants d’aviation durables,
  •         Les mesures fondées sur le marché,
  •         La tarification du carbone,
  •         Les incitations financières et le soutien à l’innovation environnementale et climatique dans le secteur.

Un principe qui mise sur la coopération

Les promoteurs misent également sur la mise en place «d’étapes intermédiaires efficaces et ambitieuses» afin d’obtenir de meilleurs résultats. Pour eux, le progrès repose également sur «l’importance de la coopération internationale au sein de l’OACI pour garantir des conditions de concurrence équitables au niveau mondial». En effet, les compagnies s’inquiètent des éventuelles contraintes qui pourraient se poser en fonction de la zone géographique.

Aucune réduction du trafic

Réunis à Toulouse, siège notamment d’Airbus, ils souhaitent qu’à l’OACI, les promoteurs de la « Déclaration de Toulouse » n’envisagent pas de limiter le trafic aérien pour atteindre l’objectif zéro émission. Aucune limite au recours critiqué aux mécanismes de compensation carbone n’est aussi mentionnée. Les promoteurs se disent prendre « en compte les attentes croissantes de la société civile en matière de décarbonation des transports, en particulier de l’aviation ». Rappelons qu’en 2021, de nombreux acteurs de l’aviation civile ont encore enregistré des pertes.

 

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