Tout savoir sur la Gazelle, l’hélicoptère

 
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(Mis à jour le: 19 septembre 2019)

L’hélicoptère « la Gazelle »

C’est au cours de la seconde moitié des années 1960 qu’on voit dans les airs le premier hélicoptère, baptisée la Gazelle grâce à la société de constructions aéronautiques Sud-Aviation. Il s’agit d’un aéronef léger polyvalent fabriqué dans une matière métallique.  Au début des années 1970, c’est la société nationale industrielle aérospatiale aidée par Westland Helicopters qui se charge de la production en série. On voit alors deux versions commerciales qui sont nommée SA 341 et SA 342.

Les Gazelles ont été plus destinées aux armées dont celle de la France, du Royaume-Uni, de l’Egypte et de l’Irak. Cependant, quelques civils s’en sont procurés.

La naissance de l’hélicoptère « la Gazelle »

C’est pour remplacer les Alouette II qu’on a pensée à la conception de la Gazelle. Sur ce nouvel hélicoptère, on n’a pas de rotor anti-couple traditionnel, mais un fenestron. C’est d’ailleurs le premier appareil à avoir profité de cette avancée technologique. Pour ce qui est de la technologie d’ailleurs, la version SA 341G de cet engin volant est aussi le premier à être habilité au vol mono-pilote en Cat I.

La structure de la cellule de la Gazelle est en forme de sandwich. Elle est composée de fibre de verre alvéolée entre deux plaques d’alliage léger. Pour assurer le confort des passagers pendant le vol, on a sur le rotor principal trois plages principales souples. Chaque détail de cet appareil a minutieusement été pensé pour que le temps d’immobilisation et les coûts d’entretien soient réduits.

Son premier envol jusqu’à sa fin de service

C’est le 22 février 1967 que la société nationale industrielle aérospatiale et la structure Westland Helicopters concrétisent leur collaboration. Lors de cette rencontre, il n’y a pas que la Gazelle qui est prévue être construite, car dans leur accord, le Puma et le Lynx sont également mentionnés. Le 7 avril 1967, la SA 340 va dans les airs avec aux commandes le pilote français Jean Boulet. Pour la production en série de la Gazelle, on retient presque l’intégralité des éléments de ce prototype. Au cours de la conception des autres modèles, quelques modifications ont été effectuées, notamment le remplacement du rotor d’Alouette II par une tête rotor semi-rigide. La SA 341 sort en 1971 et la date de son premier vol est le 16 août. C’est cette version qu’on voit dans la collection des appareils aéronautiques de l’armée française en 1973.

Même si l’aviation de l’armée de terre a eu quelques exigences sur le type d’appareils dont elle a besoin, elle a tout de même accueilli dans sa collection plus de 1250 Gazelles. En 2007, cette structure exploite environ 300 hélicoptères Gazelle. Cependant, ces appareils se font petit à petit remplacés. En 2025, par exemple, une partie de ces engins seront remplacés par les Tigre. Pour les entraînements de l’armée, on n’utilise plus depuis 2008 les Gazelle SA 342M, mais les EC120. Dans tous les cas, la fin de service des derniers Gazelle est prévue pour l’année 2030.

L’hélicoptère « la Gazelle »

Quelques versions de la Gazelle

Dans la collection des appareils aéronautiques de l’armée britannique, on a la SA 341B qui est un vrai hélicoptère de combat. La SA 341C a été conçu pour la composante maritime de ce même corps. C’est aux forces armées du Royaume-Uni que sont destinées la SA 341D et la SA 341E. Avec les exigences de l’aviation légère de l’Armée de Terre, on voit apparaître la SA 341F F2. Similiaire à cette dernière, on a la version pour les civiles qui est munie d’un Astazou III A de 590 ch. Elle est sortie sous l’appellation commerciale SA 341G. Parmi les versions civiles, on peut également citer entre autres la SA 342J et la version rallongée de la SA 341.

L’armée yougoslave a aussi profité de la version SA 341H de la Gazelle et la SA 342L. Il est à noter que ces dernières ont été frabiquées sous licence par l’entreprise spécialisée en construction aéronautique SOKO. La société nationale industrielle aérospatiale et la structure Westland Helicopters fabriquent la SA 342K pour l’armée koweïtienne. Elles livrent également au corps de l’armée de terre française la SA 342M, la SA 342L1, la Gazelle Celtic, la standard JVN, la Gazelle Mistal et la Gazelle Viviane SA 342 M1.

L’hélicoptère « la Gazelle »

Les interventions de la Gazelle pour l’armée française

On voit cet hélicoptère au milieu des années 1980 dans les interventions de l’armée française au Tchad. La Gazelle vole également dans l’espace aérien irakien entre 1990 et 1991. Elle sort aussi d’avril à juin 1991 dans la cadre de l’opération humanitaire internationale Libage dans le nord de l’Irak. Toujours la même année, cet engin volant est utilisée par l’armée pour régler la guerre civile entre les ethnies Afars et Issas en République de Djibouti.

En 1993, on voit la Gazelle parmi les autres appareils volants de l’armée française intervenir en Somalie à la suite de la guerre civile et en 1994, à l’opération militaire au Rwanda. Elle est aussi utilisée dans le cadre de l’opération Licorne en République de Côte d’Ivoire depuis 2002. La dernière intervention de cet hélicoptère pour l’armée française date de juin 2011 pendant l’opération Unified Protector en Lybie.

Quelques accidents et incidents relatifs à la Gazelle

Le 22 mai 1975, cet hélicoptère de type Westland HT2 utilisé par la Fleet Air Arm fait deux morts lorsqu’il percute une ligne à haute tension. Dans l’ouest de l’Allemagne, une SA 341G appartenant à une structure privée fait un accident provoquant six décès lors d’une descente non contrôlée. Pour des raisons non connues, l’aviation légère de l’Armée de Terre cause un accident le 10 janvier 1980 à Nevers. Au bilan de cet incident, on a trois morts. En juin 2019, un engin de ce type du corps de l’armée de terre française fait un accident sur le territoire malien.

 

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