Deux avions entrent en collision au sol

 
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Oui, cela paraît insensé, mais pourtant vrai. Deux avions sont effectivement entrés en collision non pas en plein vol comme l’on pourrait s’y attendre, mais au sol sur le tarmac de l’aéroport de Castres-Mazamet. L’un était un
tandis que l’autre un Transall appartenant à l’armée.
C’est le 13 mars 2013 que cet incident « mineur » a eu lieu, mais ce n’est que courant janvier que le procès a eu lieu. C’est notamment devant le tribunal de proximité de Castres que l’affaire a été présentée, étant donné que c’est lui, le plus apte à juger de ces faits relevant de contraventions.

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On vous raconte l’histoire :

Tôt dans la matinée du 13 mars, deux employés étaient chargés de sortir l’ATR de son hangar. Ce qu’ils estimaient une tâche habituelle et bien maîtrisée s’est pourtant soldé en un accident assez rare qu’est la collision au sol. Selon ses deux employés, il faisait très noir et le mauvais temps ne les a pas aidés dans leur tâche. De plus, une fois l’ATR sorti du hangar, celui qui devait guider le conducteur du tracteur poussant l’aéronef est immédiatement parti s’atteler à d’autres tâches d’où la mauvaise visibilité du chauffeur. Ce dernier n’a donc pas vu que le Transall était garé tout près et c’est ainsi que les deux appareils sont entrés en collision.
Heureusement, il n’y avait encore personne à leur bord, mais les dégâts matériels issus de cette collision sont tout de même conséquents ce qui les a menés devant le tribunal de proximité.

Face à la rareté de ce type d’incident, le juge a été clément vis-à-vis des interpellés et les ont laissés repartir sans aucune sanction même si l’officier du ministère public réclamait une amende de 80€. Néanmoins, le juge ne s’est pas retenu de rappeler à ces deux messieurs le professionnalisme qu’ils se doivent d’afficher durant leur temps de travail c’est-à-dire, être deux durant tout le processus, depuis la sortie de l’ATR de son hangar jusqu’à son positionnement sur le tarmac.
Les deux employés s’en sont donc assez bien sortis même s’ils doivent payer les frais de procédure. Quant aux frais de réparation des avions, ce sera à l’assurance de les couvrir en totalité.

Bref, c’est donc suite à un incident sans précédent que les avions d’Airlinair n’ont pas pu décoller pour Paris ce jour-là.

 

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