L’aéronautique en France à travers le salon de l’aviation des années 30

 
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Le salon de l’aviation a toujours été le meilleur moyen de connaître l’histoire de l’aéronautique, les nouveautés dans ce domaine et l’évolution des appareils et des techniques.

Dans les années 1930, l’aviation française a connu un fort déclin, notamment après la guerre mondiale. Mais au fil des années, de nombreux changements ont été constatés. Le salon de l’aviation a existé avant les années 30, sous le nom de « Exposition Internationale de la locomotion Aérienne «  qui a eu lieu deux fois par an. Les salons se tenaient souvent au Grand palais, mais son organisation n’était pas dépourvue de contraintes (installation des avions, entassement des haubans et ailes…). Les démonstrations de vol étaient difficiles à effectuer sur les aéroports de Paris. Ce genre de salon était plutôt la principale tâche qui incombait aux premiers magistrats au cours  de la troisième république.

Le salon d’aviation entre 1930 et 1934

Macchi MC 72Malgré la crise qui touchait l’Europe, La France semblait plutôt bien s’en sortir. La production d’avions semblait bien fonctionner, tandis que les tentatives de battre des records se multipliaient. Par exemple, Doret et Le Brix ont réalisé des exploits mais ont fini tragiquement à cause d’un accident lors d’une tentative en juillet 1931. A côté, les italiens ont eux aussi battu de nombreux records lors des raids. En 1934, on voyait l’internationalisation s’imposer de plus en plus. Par exemple, le Macchi MC 72 détenait le record du monde de la vitesse, tandis que les polonais lançaient la mode des ailes en mouette.  Il y a aussi eu le fameux Junkers 52. Les raids et les records mondiaux se multipliaient et intégraient les salons. A l’époque, il y a eu le raid « colonial », la croisière noire ou encore Codos et Rossi qui battaient tous les records de distance. La perspective d’une aviation pour tous pointait aussi son nez.

Le salon entre 1936 et 1938

Les années 30 étaient également marquées par la montée en puissance du front populaire. Ce dernier avait l’ambition de nationaliser les industries, dont celle de l’aéronautique. Mais la rationalisation s’avérait nécessaire, avec la guerre qui allait éclater et les traités mis de côté par Hitler. Des pays ennemis de l’époque, comme l’Allemagne et l’Italie ne participaient pas au salon d’aviation. De leur côté, les soviétiques ont fait voler un avion de raid (Tupolev Ant-25) jusqu’aux USA. En France, on présentait de nouveaux chasseurs, comme Caudron Renault et Morane Saulnier 405 et 406.

Le salon de 1938 était à la fois riche et menaçant. En effet, le début de la guerre approchait et de son côté, Hitler a déjà conquis une part de la Tchécoslovaquie et l’Autriche. Tout le monde était sur ses gardes et la France recevait l’appui de Mussolini et Franco (frontières italienne et espagnole). Mais l’industrie telle que l’armée française accusait un énorme retard.  Au salon, des modèles comme On Messerschmitt Bf 109, Spitfire  et Hurricane étaient déjà fonctionnels alors que le Bloch 152 et le Dewoitine D.520 allaient voler pour la première fois. On notait aussi l’impressionnant O.451 avec les performances qu’il réalisait. Gnome-Rhone et Hipano-Suiza avaient aussi un certain retard, par rapport à d’autres marques qui se dénotaient, comme BNW ou Rolls-Royce.

Le secteur de l’aéronautique en France commençait à se redresser, mais il était trop tard. Dans la période d’entre deux guerres, les réorganisations se succédaient, ce qui semait la confusion. Dans le milieu de l’aviation civile, des tentatives de produire des hydravions aussi performants que ceux de l’époque (Short S.23 Empire et Boeing 314 Clipper). D’autre part, d’autres avions d’Air France effectuaient leur envol, sans pour autant faire le poids devant Douglas DC-3 ou Focke-Wulf Condor.

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